Quand le Destin s'en mêle {13}



- " Humm !! ... Gnr.. "

Bon Dieu !!! Il était si imposant ! Certes les mensurations allaient avec le reste mais là... je le sentais véritablement passer. Une main sur les lèvres où je mordais pour me faire taire, les yeux fermés avec force, un moment, je tentais de me détendre lentement, pour me faire petit à petit à Jason. Je me sentais pas moment, saisi de légers spasmes, enserrant par instants le membre douloureusement tendu du Black Tears entre mes fesses, humide d'un désir si intense. Un désir que seul lui, avait réussi à animer depuis bien longtemps maintenant. Je devais bien admettre que Jason, n'était pas le premier avec qui je couchais depuis ma condamnation, mais je devais bien admettre, qu'il était l'un des seuls, qui m'avait, par un seul regard, donné autant de plaisir. Il avait su émoustiller mes sens avec tant de facilité ! Peut-être que la fascination et la curiosité que j'avais à son égard, n'avaient fait que faire croitre l'intérêt que je lui portais. Me plaisait-il ?

La question resta en suspend, alors que je sentais le souffle chaud du brun dans mon dos, remonter vers mon épaule pour l'électriser. Je sentis mon corps entier se faire surprendre par un frison. Je ne perdis pas une minute pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'il bouge et vite. J'avais tellement faim de lui, de le sentir bouger en moi, d'une certaine manière aussi... De lui appartenir. Cette simple idée était - d'un certain point de vue - grotesque et utopique, pourtant, elle n'arrêtait pas de venir s'insinuer dans mon esprit. Toujours un peu plus régulièrement. Toujours un peu plus longtemps à chaque fois. C'était grisant, véritablement intense et excitant à la fois. Diable ! Jason était vraiment un homme pas comme les autres et sa manière d'être agissait sur moi comme un aimant !

Ce fut un bruit - mélange de surprise et de provocation - qui s'échappa de mes lèvres alors que le Black Tears venait tout juste d'empoigner mes cheveux, avec fermeté. Mon regard croisa sommairement le sien, impassible, mais légèrement voilé par ce que je devinais être le désir. Malgré son geste, brusque et surprenant, ce fit aussi ses paroles qui m'électrisèrent un peu plus comme son souffle chaud contre mon oreille. Déglutissant non sans mal, je ne baissai nullement le regard, le soutenant même, bien que mes mains se crispèrent de nouveau sur l'écorce de l'arbre avec une poigne féroce. Je le sentis alors se retirer en partie de moi et j'en lâchai bien malgré moi, une plainte aux connotations de supplique.

Légèrement cambrer sous la position du moment, la tête en arrière, le cul offert, je crispais la mâchoire et tentais de reprendre mon souffle au mieux... Mais ce fut un grondement fauve qui se fit entendre, alors que le Black Tears venait tout juste de me mordre le lobe de l'oreille, tout en me servant son règlement. " Maître Jason " Non... il était vraiment sérieux ?! Raillais-je en mon for intérieur. Comme pour me défendre de ses gestes et de ses paroles... mais aussi - surtout - parce que je n'en pouvais plus, je donnai un coup de reins en arrière, englobant l'ensemble de son sexe entre mes fesses.

- " Aaahh ... ", lançais-je dans un gémissement rauque, le corps de nouveau saisit d'un spasme de plaisir.

Un soupire de félicité atteignit mes oreilles et je compris après un moment, que ce n'était autre, que ma propre voix, déformé par le plaisir et cette luxure dans laquelle nous baignons depuis quelques instants lui et moi. Il venait tout juste de l'enlacer, s'enfonçant encore plus dans ce chemin étroit que je lui servais. Me mordant la lèvre, le souffle court, les yeux clos, je tentais avec peine de me ressaisir. Jamais encore je ne m'étais ainsi offert. Ni même sentis défaillir à ce point pour quelqu'un. C'était grisant mais aussi terriblement effrayant. J'avais peur de ce que cela pouvait en vérité, dissimuler. Et si cet abandon de soi était dû à plus qu'une simple attirance ou à un concours de circonstances ?

Quand je sentis alors, perdu dans les brumes d'un plaisir dans nom, la main de Jason, glisser vers ma toison, j'en frémis, balançant la tête à la renverse sur son épaule, offert et désirable. Mon sexe se tendit davantage, sous un sursaut de désir, mon coeur eut un nouveau raté accélérant encore mon rythme cardiaque. J'avais l'impression que Jason, pouvait l'entendre, tant il battait fort et vite... pour lui. Mon sexe entre ses mains, un gémissement, franchis mes lèvres, alors que le peu de logique et de conscience, me permit de comprendre les paroles suaves et perverses qu'ils me glissaient à l'oreille. Au final, tous en me laissant aller au plaisir trop doux qu'il me donnait en caressant ma verge, j'en demandais plus...et comme si mon corps l'avait que trop bien compris, celui-ci de mis à bouger lentement les hanches contre lui dans un grognement rocailleux. J'entendis, les paroles de Jason, qui, étrangement, me parvinrent plus comme une supplique qu'un ordre véritable... J'eut un sourire, bien malgré moi.

- " Hm.. Jas-.. Prends-moi.. M-aître Jason.. " Articulaire difficilement, entre spasme et sursaut de plaisir, le corps en feu. "J.. J'en peux plus...haa ! Je veux... aannh.. la sentir ..bou...bouger... e-en moi ... s'il...s'il te plaît ! ", murmurais-je, un poil plus bas... gêné et troublé d'avoir osé obéi à cet ordre dégradant mais qui au final, ne faisait que donner plus d'intensité à ce moment.

Je connaissais maintenant le côté dominateur et quelque peu masochiste de Jason, aussi je savais parfaitement que la réponse que je venais de lui donner, ne ferait qu'accroître son envie son plaisir aussi. Mais je refusais encore d'admettre qu'il ne faisait aussi, qu'exacerbait le mien. Tremblant tout contre lui, le visage encore basculer à la renverse et maintenu par la poigne du B.T dans mes cheveux, je grognais d'impatience. Une de mes mains - celle qui n'était pas crispée sur l'arbre au point d'en blanchir - fila à la recherche de Jason, se perdant sur ses cuisses à tâtons, pour remonter lentement vers ses hanches que l'agrippait fermement d'une main sous un sursaut de plaisir.

- " Jason... " susurrais-je d'une voix presque tendre mais tiraillée par le plaisir... les yeux clos et les lèvres entre ouverte.