Le
silence. Jason avait l’habitude de se complaire dans une pièce sans bruit, de
fixer longuement le plafond sans que rien ne puisse le distraire. Il aimait le
calme, s’enfermer dans une sorte de mutisme et de protéger son esprit
solitaire. La tranquillité était sa seconde nature, être silencieux et se
contentait d’écouter le satisfaisait amplement. Cependant, il se trouvait
actuellement face à un dilemme. Il souhaitait parlé, dire un mot, peu importe
lequel, mais tout s’embrouillait dans son esprit, sa bouche était sèche et sa
gorge s’assoiffait d’une salive inexistante.
D’habitude, Jason n’était pas très regardant sur ses baises, il se vidait les couilles donnant du plaisir équivalent au sien à son partenaire, avant de remonter sa braguette et de s’en aller sans un regard en arrière. Il porta sa main à sa gorge, la massant lentement. Il ressentait une pression au niveau de son estomac, une tension au niveau de sa poitrine, et une tempête infernale dans ses pensées. Il se trouvait désemparé face à cette situation, mais surtout face à cette perception dont-il ne connaissait pas la signification.
Sa main à sa gorge venait de se perdre dans ses cheveux. Il les ébouriffa avant de les tirer en arrière, ses mèches étaient maintenant hérissées un peu plus sur sa tête, lui donnant l’air d’un meurtrier avec des antécédents de folies. Jason voulait le revoir. C’était la première fois qu’un désir si puissant se déferlait en lui, c’était simplement saisissant, étrange, il était attiré comme une abeille vers son miel. Il plissa légèrement les yeux, lui donnant l’air de mettre en place une attaque, d’établir une stratégie, mais il ressassait simplement les minutes précédentes. Leur corps à corps avait était agressif, mais aussi impérieux que poignant, jusqu’à en devenir douloureux. Il avait ressenti une intensité qu’il n’avait pas su maitriser, il avait tout simplement perdu le contrôle, lui qui pourtant, savait manier cet art, celui de tout orchestrer sans la moindre faille. Il n’avait jamais vécu une baise aussi brutal et à la fois aussi exaltante.
Il
se passa la langue sur la bouche pour atténuer sa soif et il rouvrit les yeux,
comme deux comètes prêtes à sortir de leur orbite. Tomas venait d’agripper le
haut de sa combinaison pour venir dans un quart de seconde, réchauffer ses
lèves. Jason se laissait enivrer par le goût suave de ce baiser, il était doux,
agréable et envoutant. Jason été très gourmand, il ne se raisonnait que très
rarement avec la nourriture, comme pour le sexe et, il avait soudainement faim,
d’un appétit insatiable.
A peine leur baiser rompu qu’il n’écouta qu’à demi-mots les paroles de Tomas pour revenir s’acharner sur sa bouche. Furieux. Possessif. D’un bras, il lui entoura la taille pour coller son corps tout contre le sien, et de son autre main, il agrippa sa nuque pour dompter le baiser et ceux suivants avec une exigence enragée. Jason était tiraillé entre le désir de le repousser et de continuait son chemin tout seul, ou celui de s’enchainer à lui et de le maintenir prisonnier de sa domination.
A peine leur baiser rompu qu’il n’écouta qu’à demi-mots les paroles de Tomas pour revenir s’acharner sur sa bouche. Furieux. Possessif. D’un bras, il lui entoura la taille pour coller son corps tout contre le sien, et de son autre main, il agrippa sa nuque pour dompter le baiser et ceux suivants avec une exigence enragée. Jason était tiraillé entre le désir de le repousser et de continuait son chemin tout seul, ou celui de s’enchainer à lui et de le maintenir prisonnier de sa domination.
Il se sépara à regret de Tomas quand il entendit deux coups rapides de sifflements. Le jeune-homme qui était en train de surveiller, lui signalait que des gardiens venaient vers leur direction. Les bras tendus, ses mains étaient posées sur les épaules de Tomas et il avait penché la tête fixant les chaussures adverses.
- On a de la compagnie. Articula-t-il tout en redressant le visage pour plonger son regard d’un rouge pénétrant, dans les pupilles de Tomas.
Il crispa ses doigts sur les omoplates voisines avant de lentement relâcher la pression et de faire un pas en arrière pour s’éloigner de quelques millimètres de lui. Sa présence ne l’aidait pas à raisonner posément. S’il ne tenait qu’à lui, Jason aurait mis une laisse autour de son cou pour le garder, le séquestré et assouvir tous ses penchants. Cependant, on ne pouvait soumettre un homme qui n’était pas prêt à être mater : Du moins, Jason souhaitait que son partenaire soit consentant.
- Il y a un banc, viens. Dit-il d’une voix enraillée.
Jason se détourna de Tomas, mais s’assurait que celui-ci le suivait. Une fois près du siège, les deux gardiens passaient devant eux, tout en leur jetant un regard « on vous a à l’œil », mais le Black Tear les ignorait, préférant observait le détenu à ses côtés. Toujours silencieux. Jason aimait les actes, aux belles paroles. Il toussa pour avaler la boule qui se coinçait dans son goitre, pour s’exprimer, impulsivement, sans méditer à ses mots, où même à en peser les conséquences.
- Je te veux. Dit-il d’une voix enrouée et autoritaire.
